Mardi 10 juin 2008
Sans doute quelque part dans l'enfance!
L'idée que l'on s'en fait
détermine plus que nous croyons notre approche...
Ainsi, je n'ai jamais associé "voyage"
au mot "vacances" mais à "découverte"...
Et ce n'est vraiment pas une question de distance...
Mais par contre, la durée du séjour a une grande importance...
J'ai toujours pensé que je trouverais ainsi matière à écrire.
Parce que je n'ai aucune imagination.
Donc, comme je voulais être écrivain,
vu que j'adorais lire,
j'ai très vite su qu'il faudrait nourrir mon imaginaire.
D'autant plus que au départ,
je suis d'un naturel très réservé
et que je sais pertinemment bien qu'en racontant sa vie,
on raconte en même temps,
celle de ceux qui nous touchent...
Si j'ai un petit peu évolué de ce côté-là ces dernières années,
c'est parce qu'il y a certaines choses qui doivent être dites
pour des raisons bien précises...
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥
Mon voyage vers le Maroc a commencé le 8 septembre 2007
quand Valentino Jak m'a demandé son amitié sur skyrock.
Je l'ai visité une première fois du 17 au 27 décembre...
Ensuite, je suis retournée le 20 février 2008,
et si mon billet de retour était daté au 10 février,
je n'ai revu la Belgique qu'au soir du 18 avril...
Job, Jak, si vous voulez,
m'avait fait promettre de revenir le 18 mai,
mais pour cause de visite au spécialiste,
ce fut le 5 juin...
J'avais le grand désir de faire le trajet en voiture,
notamment pour amener un tas de choses
que j'ai en double ou même en triple,
mais mes finances étant ce qu'elles sont,
j'ai constaté avec horreur que le prix du bateau
plus les frais d'essence et de péage,
reviendraient à une somme pharamineuse...
pour moi, en tout cas...
Déception cuisante de part et d'autre du détroit de Gibraltar...
En plus, j'ai été assez mal en point et pas que
physiquement...
Et vu les attitudes de Job,
j'avais de grosses hésitations..
Mais voilà,
j'y suis et c'est très bien comme ça,
malgré quelques difficultés d'ajustement...
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥
Comme j'ai tardé à prendre mon billet,
là aussi les prix n'étaient plus ce qu'ils étaient...
J'ai fini par opter pour Royal Maroc
qui pour un vol direct
pour une raison étrange
était moins cher que d'autres avec escale...
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥
Le voyage commence peut-être aussi avec les "au revoir"...
Visite à ma mère,
téléphone à la cousine, mère de mon filleul,
ce qui me fait penser que j'ai oublié la mère de mon autre filleul,
qui est pourtant mon amie...
Puis aussi les mails et un ou deux msn...
Ensuite ou pendant,
l'organisation vis-à-vis du corps médical,
la mutuelle étant ma seule source de revenus...
Mis à part les économies qui me permettent de venir au Maroc
mais qui se réduisent à une vitesse, je ne vous dis pas...
Enfin, c'est pour la bonne cause...
Une forme d'amour...
Et puis, il y a aussi les adieux à la maison,
et ses habitants à poils
et à Peter, bien entendu...
J'avais aussi,
assez astucieusement
programmé la réparation de ma voiture pendant mon séjour...
Seulement le garagiste
qui doit y remplacer l'airco depuis un an et demi,
oui, je lui ai achetée comme cela et c'est dans la garantie,
n'avait plus de place dans son car-port...
J'ai quand même été lui porter la clef de rechange
à une ville et deux villages du mien...
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥
Et les bagages:
je n'y pensais plus avec tout ça!...
Dans ce cas, très peu de vêtements, tant pis...
Mais une housse d'édredon, sans l'édredon...
Des draps de lits, une nappe
et des tissus en calicot pour faire les rideaux...
Ainsi que du dylon bleu pour les teindre...
Oui, j'ai des grands projets de couture...
à la main,
vu que la machine était prévue
si voyage en voiture...
Ah oui, des serpillières et des tissus en fibre
pour nettoyer en profondeur...
Ben oui...
Mais voilà que j'ai oublié une brosse douce...
Et ça. C'est embêtant...
Ici, il n'y a pour ainsi dire que ce que nous appelons des brosses de rue....
Pour les tapis, c'est l'idéal...
Mais...
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥
Ce
matin-là,
ce ne
sont pas les dieux qui sont tombés sur la tête,
mais
toute la pluie du ciel...
Et je
savais
bien
que je la sentirais...
Je
pensais même faire la folie d'aller en taxi à l'aéroport,
parce
que 20 kg de valise, plus le laptop,
que
j'emmenais pour le réparer,
et
mon sac à dos,
sous
ce déluge,
ça ne
me tentait,
ouh
lala pas!
Mais
pas du tout...
Mais
bon, je comptais quand même me renseigner du prix avant...
Et
bien; pas eu moyen...
Alors
je me suis dirigée vers le grenier pour prendre
l'anti-maroc-vêtement par excellence:
un
imper en faux croco et vrai plastic...
Et
qui plus est: doublé synthétique,
je
vois ça d'ici, sous 35 ° à l'ombre!
Enfin, la bonne surprise,
c'est
que je re-rentre dedans
suite
à mes précédentes aventures marocaines...
grâce auxquelles
(rhoo, comme c'est vilain, comme expression)
j'ai
fondu comme neige au soleil...
Donc,
je me suis coltinée tout cela
sous
un chapeau beaucoup moins looké que celui de Liv Tyler,
et
les yeux entourés, il faut le dire,
de
beaucoup moins de mascara!
Mais
tout s'est super bien passé.
Les
conducteurs: très gentils
et
j'ai même fait connaissance
pendant les cinq minutes d'attente du second bus
avec
une charmante Berbère..
Ensuite, vu que j'étais un siècle en avance,
j'ai
fait tout à l'aise,
le
pied,
et
vu les économies réalisée sur le "pas de taxi"
me
suis offert un p'tit kawa et un jambon-fromage
une fois passée du bon côté de la
barrière.
L'avion était un chuya en retard...
Bô,
pas grave, non?
Et
il a mis pas mal de temps avant de prendre son essor,
mais le personnel s'est tellement excusé que je les aurais embrassé...
Le
pilote était une femme.
Marocaine.
J'ai même appris grâce à Souad, ma voisine de devant,
qu'elle était de Fès, la même région qu'elle.
Souad, une très gentille femme
a
fini par m'inviter à s'asseoir près d'elle
pour tailler une petite bavette..
Je
n'ai pas dit non...
Elle était teinte en blonde
et
avait des lentilles bleues plutôt mauves...
Quelles drôles d'idées...
A
moins que...
A
ma grande stupéfaction,
elle m'a dit qu'elle me trouvait belle...
Savez, suivant les critères européens, c'est vraiment pas cela...
Mais je devais avoir quelque chose dans les yeux ou quoi,
ou
mes cheveux qui, vu la pluie, était presqu'à l'afro,
parce que d'une manière ou d'une autre,
allez savoir pourquoi,
tous les gentils voyageurs avec qui j'ai fait la causette me l'ont dit aussi...
C'est vrai qu'ils étaient tous très gentils...
Relation cause à effet, vous pensez?
Le
dernier, un homme plutôt jeune,
me
donnait une impression extraordinaire de déjà vu..
C'est vrai qu'il ressemblait à Julien Clerc,
mais c'est plutôt son rire, sa voix, son regard,
qui
me semblait très familier.
Or
je n'ai jamais dialogué avec notre rock-coeur...
Je
ne connais même pas son nom,
mais ce jeune ingénieur avait étudié à Lille!
Ceci explique-t-il cela?
Ben
non...
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥
Et vole le boeing...
Des sièges confortables...
Wow, et j'arrive même à serrer la ceinture de quelques
centimètres...
Pas de voisins...
Des journaux gratuits à l'entrée...
Et puis ce génial petit gadget à vous
donner
le frisson
vu la température extérieure
le vertige
vu la hauteur...
Sinon, c'est plutôt chouette de voir progresser un
mini-avion
vers notre destination...
Au dessus de l'Espagne: temps clair...
Que c'était beau..
Certains endroits ressemblait à s'y méprendre au
Maroc...
Paysages de poteries...
On n'a pas de mal à croire
que ces deux pays dans des temps reculés
formaient un tout...
Le petit repas était délicieux...
C'était genre dose homéopathique, mais...
Rondelé quand tu nous tiens...
Ensuite, visite vidéo du Maroc, de l'Irlande...
Vues aériennes; humour, sports...
Rien n'y manquait...
Franchement, le reste du voyage avec Souad est passé comme rien...
Et
comme nous sommes restées ensemble
jusqu'à la récupération de nos bagages,
qui
a duré une éternité,
mais sans stress, je m'en foutais pas mal d'avoir raté le...
...premier train jusqu'à Ain Sebaa:
l'oeil ou la source,
là,
avec ou à cause des explications de Job,
j'en viens à hésiter...
Et
puis train jusque Kenitra,
en
compagnie du charmant jeune homme qui descendait à Salé...
Salé, dans mon esprit à jamais associé aux poissons
que
Job et Si Mohamed y sont allés chercher...
En
taxi-moto...
Malgré de nombreux appels sur mon mobile s'enquérant de mon parcours,
les
deux compères ont réussi cette performance...
J'étais seule comme une âme étonnée à rester sur le carreau...
Téléphonant derechef à la maison,
je
constate que ce charmant garçon y est toujours
et
paraît-il: pas encore de traces de Si M.
Ben
là, c'est fortiche.
Job
qui m'a presque tenue enfermée
tant il a peur qu'il ne m'arrive quelque chose,
me
laisse prendre un taxi toute seule...
Mais bon...
Quand toute fière d'avoir retrouvé
comme une grande,
parce que le taxi-man
-dans une fiat tout à fait convenable
d'après les critère kénitrans (sous réserve)-
ne
connaissait pas notre quartier qui est assez récent,
Job
a appelé pour le diriger jusque chez nous...
Et
là, accueil époustouflant...
Le
lendemain, ben je vous dis pas...
Ça
fait pas partie du voyage, non?
par Clarté Haut-Bois
publié dans :
blog d'ailleurs
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