Mardi 9 septembre 2008
Au pied du mur et autres pieds....
De nez?
Au pied du mur, certainement.
Quand je vois vos commentaires encourageants,
je suis exactement a quia.
Pourquoi?
Parce que cela me stimule à continuer et que j'avais promis...
Lui avait promis, d'arrêter tout!
Et pourquoi suis-je à nouveau si loquace?
Parce qu'il se peut que la relation soit finie.
Pour cause de énième malentendu
entre mon coeur et le sien et le mien.
Ou plutôt, un malentendu de sa part,
qui prend pour argent comptant,
le moindre signe de détente de ma part de ce côté-là....
Et cette expression n'a jamais été si véridique.
Cela tombait mal, parce qu'il avait fait preuve de créativité...
Mais comme souvent, elle porte une étiquette...
Or donc, je suis au pied du mur,
parce que ma consultation nocturne avec les anges,
appelés à la rescousse dans ma tristesse,
me montre exactement cela.
Il y est clairement question que,
son évolution, vraiment réelle,
porte elle aussi un prix,
et que c'est moi qui paie,
et il faut coûte que coûte que je voie où cela me mène...
C'est un moment de bilan.
Et pas que financièrement.
Voyant l'accueil réservé à mes nouveaux projets,
ici et ailleurs,
je me rends compte
que si je pressens que le temps des essais est presque fini,
il y a vraiment un intérêt ici aussi...
Bien sûr, il faut que je retravaille encore les textes
et que j'affine mon travail photographique,
les deux devant se compléter....
Ceci étant dit,
je pense que d'avoir arrêter mes autres blogs,
dès lors, était une bonne idée...
Mais là aussi, certaines le savent, j'étais au pied du mur...
C'était une de ses exigences!
Et sans doute pas altruiste pour un sou de sa part!
Toujours est-il que, je l'ai fait.
Pourquoi?
Parce que même
si je n'ai pas souvent pris mon pied dans cette histoire,
j'ai aussi fait des pieds et des mains pour l'encourager,
le stimuler, etc.
Et que de cette manière,
je lui donnais ce que l'on appelle un gage d'amour.
Pour lui signifier très visiblement la place qu'il a dans ma vie.
Je voulais aussi lui faire comprendre sa valeur,
qui est réelle,
mais encore à l'état embryonnaire...
Mais comme il est encore extrêmement versatile,
un euphémisme,
dès que cela va mal entre nous,
après le temps des larmes,
je me remets au travail, mon travail,
et chaque fois avec plus d'acharnement....
C'est plus que ma soupape,
c'est ma raison de vivre, finalement.
Alors, chaque fois je prends conscience
avec plus d'acuité de l'essentialité de cette aspect de ma vie...
Même s'il reste central dans ma vie,
pour le moment, je me ressource
car je crois que j'ai craqué cette fois-ci,
et c'est dommage,
parce que je me suis laissée mettre à bout...
Il est vrai que je prends concience de plusieurs choses.
Notamment que le problème,
un de ses problèmes,
est que comme tout créatif bloqué,
il est dans un état perpétuel de frustration.
Et cet état, c'est bien connu,
amène souvent à l'envie, la jalousie.
Et il se pourrait que ma popularité lui fasse ombrage.
Jusque là, j'avais uniquement perçu le fait
qu'il réclamait l'exclusivité.
Mais il semble que les deux aspects soient bien là...
De part son éducation, les traumatismes encourus,
et son âge,
il n'a pas assez de recul pour voir
qu'il se laisse entraîner par des passions négatives.
Donc, maintenant, si je comprends bien,
il faut que je voie le plus clairement possible
ce que je suis capable de faire si je suis avec lui...
Il y a naturellement chez lui une dimension psychique très complexe.
Certains diraient qu'il est extrêmement manipulateur.
Et je crois que c'est vrai.
Et il est très dominateur, c'est clair.
Pourtant, tout son énergie allant vers cela,
quand cela ne marche pas comme il veut,
il est dans le sixième dessus,
d'autant que n'étant pas conscient de son état,
-je pense qu'il est autiste...-
il n'a aucun moyen de réellement capitaliser dessus.
Je tiens vraiment à dire que le fait de savoir
que je suis autiste
m'a donné des repères
et que je me sens vraiment mieux grâce à cela.
Naturellement, s'ajoute à cela, le fait qu'il est encore très jeune
et qu'il fait sans aucun doute
une crise d'adolescence prolongée.
il y a, je crois, une certaine complaisance
à se profiler comme incompris, mal-aimé et le reste, le reste...
En dépit de cela, je lui suis reconnaissante,
car je ne regrette vraiment pas
d'avoir coupé court à ce côté-là du net,
cela me permettant de mieux me consacrer
et me concentrer sur mes vrais objectifs:
L'écriture et souvent son illustration.
La différence maintenant est que, tenez-vous bien!
Sous l'injonction des anges,
et je vous assure qu'ils étaient formels,
j'ai repris la caméra digitale, une Nikon D40
que je lui avais offerte...
Enfin, offerte...
Si pas le couteau sous la gorge,
il m'avait mis une sale pression.
Pour ne rien en faire.
Et c'est bien un des grands points qui nous séparent.
L'être et l'avoir.
Les choses viennent à moi,
car elles n'ont qu'une importance très relative.
Et lui il est d'une avidité maladive...
Alors que pour moi,
c'est toujours être qui m'a paru essentiel.
Mais, et c'est vraiment dans ma nature
de prendre les choses ainsi,
grâce à cela,
et c'était un vrai sale moment dans notre histoire,
je vous assure,
maintenant, je peux enfin illustrer mes promenades
et mes états d'âme d'une autre façon....
A défaut de pied de nez, des pieds de nains...
Haha...
--------------------
Pieds de nain blanc.
Plus de photo
 Pieds de nain rouge, enfin noir! 
Plus de photo
 Pieds de nains 

Plus de photo 
Pied de chien 
Plus de photo
 
Pieds dans godasses... de marche...
Plus de photo
 
 
Pieds de maïs 
Plus de photo
 
Pied de maïs 

Plus de photo 
Pied de tracteur
Pied de tracteur Pied de la voiture de Sven, mon jeune voisin. Pied de la voiture de Sven Juste au moment où je me disais
que je n'aurais pas de pieds d'enfants, voilà...
Elles n'ont jamais été aussi sages... pieds d'enfants Et pour finir comme on commence Un autre pied de mur... 
Par Luna Twist - Publié dans : blog d'ailleurs
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Mardi 9 septembre 2008
 
A pieds nus,
Dans l'herbe
-aux trèfles -
mouillée...
C'était un dimanche,
celui-ci!
Mais quelle importance...
J'avais peu dormi.
La raison?
Oh!
Elle n'est pas raisonnable.
Puisque le coeur a ses raisons que La Raison ne connait pas.
Mais de morceaux de sommeil en morceaux de sommeil,
entrecoupés
d'une carte d'ange
ou d'un petit bout de Robertson Davies,
je suis arrivée vers les 10 heures de ce matin.
Cela doit bien être un jour à marquer d'une pierre blanche,
parce que malgré toutes mes extravagances....
Ce qui pourrait signifier,
quand on y réfléchit:
vaguer à l'extérieur,
je n'avais jamais marché
pieds nus
dans les herbes mouillées
A moins que...
Non, même du temps de ma hippie période
où j'étais une baba pas cool,
je n'ai pas souvenance
d'une telle errance.
Bien que les rues de Plaka
ainsi que d'autres endroits,
aient usé mes talons.
Et bien des plages aussi...
Et que dire de la digue de Mariakerke.
(près d'Ostende)
Job, quoique tu penses...
pour le moment,
et qu'il passe vite cet interlude
dans ton rêve...
il faut que tu voies Ostende.
Où en étais-je donc?
Pardonnez moi, toutes ces convolutions...
Mais même si je n'ai pas tout à fait perdu la raison...
Mon coeur est un peu en souffrance.
Donc, me levant à cette heure,
tout de même un peu tardive,
je ne fus que modérément surprise,
de trouver la salle des chiens
dans tous ses états.
Et oui, Benono, devient vieux.
Et ce gentil compagnon de nos existences,
commence à-
souffrir n'est pas le mot-
ressentir les effets de son âge.
Il marche mal et ni sa vessie, ni....
ne sont plus ce qu'elle ou ils étaient...
Donc, la première urgence
aurait pu être un grand nettoyage.
Mais j'ai décidé de faire cela autrement.
Guidée, comme toujours par un ange,
que certains appelleront le bon sens.
Nous voilà partis,
Ben, et bien, je vous laisse juger de son état...
Vu que comme je disais,
il ne tient plus bien sur ses pattes.
Et que... et que...
Le conseil était de le faire marcher dans l'herbe.
Sous une pluie légère...
Or, vu que,
contrairement à mes habitudes,
j'étais partie en tongs,
je pouvais imaginer les dérapages
et je les ai donc enlevés.
Et c'est ainsi que nous sommes allés
comme des va-nu-pieds
dans les herbes mouillées...
PS: ceci est le même article que chez Lou...
C'est pour Teck et Tonka qui n'est pas dans mes contacts, là-bas.
Photo:
Je n'ai toujours pas le réflexe de prendre la caméra.
Alors, cette photo est d'un monsieur qui s'appelle Robert.
C'est beaucoup plus beau là-bas que chez moi...
Mais c'est pratiquement le village d'à côté.
Allez, disons, celui d'à côté de celui d'à côté de celui d'à côté....
Ben oui.
Par Luna Twist - Publié dans : blog d'ailleurs
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Mardi 9 septembre 2008
A y re-réfléchir....
C'est toi qui a raison.
Parce que
si on suit les étapes de la vie d'un être humain,
elle commence bel et bien dans l'eau.
Enfin, tu me diras:
ça
c'est avant la vraie vie.
Ben, je dirais:
oui, mais...
Et que bien des gens,
tsé là,
réputé compétents,
disent que si cela se ne passe pas trop bien à ce moment-là,
c'est déjà pas mal foutu.
Comme quoi.
Mais bon,
z'heureusement,
il y a la résilience.
Et si tu te rappelles bien,
peut-être pas ta tienne naissance
mais celle de ta petite,
le passage à l'air ne se fait pas autrement
que par un cri
qui ressemble à un pleur.
Sauf peut-être pour les bébés
qui naissent dans l'eau,
justement.
Ou pas césarienne.
Mais là,
c'est la mère qui souffre...
Donc, ça a une logique totale
de s'immerger
quand on a du chagrin.
Parce que
ce monde de dans l'eau,
c'est vrai,
il est imperméable aux mots.
Mais pas aux sons.
Je lisais justement quelque chose d'intéressant là-dessus
chez Robertson Davies,
un écrivain Canadien que j'adore.
Et il faisait dire à Parlabane,
un de ses personnages
que le foetus vivait dans un fameux tintamarre.
Et que c'était donc logique
que l'enfant s'entoure de bruits
et que l'adolescent étudie en écoutant de la musique.
Que c'était de la gniogniote (terme wallon)
à côté du bruit que l'on entend dans l'utérus...
Rhoooooooooo,
ça va pas devenir un blog psycho,
j'espère...
Pourtant,
il faut quand même savoir,
enfin non,
c'est facultatif,
lol,
que certaines théories existent
au sujet d'extra-terrestres,
qui auraient été des sortes de sirènes
et leurs contre-parties masculines.
(ça sonne bizarre, cette phrase...)
Et voili-voilà, c'est presque tout pour aujourd'hui.
J'ai cherché trèèèèèèèèèèèès longtemps
après un film
qui s'appelle la grenouille et la baleine,
mais j'ai point trouvé de vidéo ou d'audio...
Alors, voilà...
Sorry, ça finit un peu mal...
Je veux dire la musique...
Photo:


A ma Tonkinoise...

 magnify
A ma Tonkinoise...
Tu m'inspires.
Exactement cela.
Parce que je reprends mon commentaire suite aux pleurs dans la mer.
"Bien sûr et si c'est à la mer, c'est presque magique puisque non seulement, la mer, par son sel est presque identique aux larmes...
Mais au sang aussi..."

"Le rire est le plus puissant des guérisseurs.
Mais...
Alors, l'eau.
Elle vient en second."
Par rapport au rire.
Le rire, cela implique souvent un arrêt.
Un éclat de rire.
Une modification de la respiration.
J'ai toujours pensé que dans le chagrin,
ce qui était bénéfique était ce qui nous en soustrayait.
Comme en bonne (euh) infirmière,
je déteste les médicaments, j
'ai souvent cherché consolation dans les livres.
Etant, c'est le moins qu'on puisse dire,
plutôt une solitaire,
j'avais peu d'occasions pour rire.
Et mon métier n'est pas connu pour son côté rigolo.
De plus, un des sales trucs de mon autisme,
c'est que je ne ris pas souvent des blagues convenues,
mais je choque parfois les gens
parce que pour eux, je ris à contre-temps.
Heureusement que je rencontre toujours des âmes-soeurs.
Je me souviens du film "The State of Things" où j'étais avec un ami.
Et nous avons éclaté de rire au même moment
(quand Isabelle Weingarten commente les photos prises par sa fille )
et avons essuyé les "chuts" scandalisés autour de nous...
Trop drôle et tout à fait typique.
C'est en fait sur le net que j'ai vraiment appris à rire.
A littéralement pleurer de rire...
Mais encore une fois, je doute que d'autres que nous aient eu autant de plaisir.
L'eau et pas que la mer.
Je pense aussi que d'aller dans l'eau modifie la respiration.
Beaucoup de thérapeutes essayent
et c'est normal,
d'aider par tous les moyens,
les gens qui sont dans la souffrance.
Mais....
Y arrivent-ils?
Souvent ils créent une nouvelle sorte de dépendance.
Ce qui m'a le plus aidée, à part un peu de pratique,
c'est de réfléchir par rapport au yoga,
au TaiChi,
à la marche,
au rire
et d'appeler les anges...
et le point commun,
c'est le changement dans la respiration.
Souvent quand on est mal, on respire mal.
Et ce n'est pas le moment,
si on n'est pas entraîné,
où on pense à modifier sa respiration.
Alors, on prend une douche,
un bain et comme cela modifie celle-ci,
on ressent un mieux.
Souvent passager,
puisque le phénomène qui se passe n'est pas conscientisé.
J'aime la photo que tu as mise, car pour aller sous l'eau, que fait-on?
Par Luna Twist - Publié dans : blog d'ailleurs
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Mardi 9 septembre 2008
Je suis un peu dans la fatigue...
Dans un sens, ce blog était une trahison.
Même si c'était très compréhensible, vu ce à quoi je me confrontais...
Parce que je me confrontais.
Et confronter, c'est aussi affronter.
Et vous savez très bien ce que c'est qu'un affrontement,
mais ce qui m'apparaît comme plus terrible,
ce sont finalement les affronts que j'ai pu commettre.
Bien involontairement.
Il se fait aussi que j'ai été dans un aveuglement car la lumière était trop forte.
Je suis maintenant à la croisée d'un chemin.
Difficile.
Incroyablement difficile.
Pourtant, il s'agit d'aller vers un amour tellement grand
que cela ne devrait pas être ainsi.
Seulement voilà, c'est l'amour que l'on devrait connaître dans la prime jeunesse.
Parce que maintenant,
comme je ne l'avais jamais connu,
pour compenser, sans doute,
j'ai pris l'habitude de donner tant de place à l'amitié
que d'aller vers cet amour ressemble à une perte de liberté.
Or, par la force des choses,
ces derniers jours,
j'ai réalisé une fois de plus la sagesse de Salomom.
Vanité de vanité tout n'est que vanité.
Vanité dans un sens, ou dans un autre.
Ce qui est vain, et ce qui s'évanouit.
Car tout peut s'évanouir très vite.
Se dissoudre, s'évaporer.
Que reste-t-il de si précieux, alors?
Vanité, dans le sens où pour me rassurer,
me sentir valable,
me valoriser,
j'ai accumulé des connaissances.
Bien sûr, chacun sait que plus on avance dans les connaissances,
plus elles semblent ridicules en comparaison des lacunes.
Mais il y a autre chose,
au fond et a y regarder de plus près,
bien des connaissances sont inutiles,
si votre coeur ne vibre pas vraiment pour quelqu'un.
Elles ne sont que piètres consolations.
Et le plus terrible c'est qu'elles deviennent comme un drogue.
Puisque souvent, dans mon cas, elles ont servi de porte-parole.
Il va donc me falloir perdre l'habitude de tabler sur mes connaissances
comme moyen d'échange...
Par amour.
Parce que mon coeur, jusqu'alors divisé, est en train de se reconstituer.
Par Luna Twist - Publié dans : blog d'ailleurs
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Mardi 9 septembre 2008
Les montagnes russes, vous connaissez?
C'est ce genre de relation...
Et pour le moment, je suis un petit peu plus dans l'observation.
Il me semble que ce que j'observe est variable.
Il y a de gros moments de doute vu ses talents de comédien...
Et je dirais même que chez lui,
c'est plus que de la comédie,
c'est carrément endosser un autre personnage...
Mais de temps en temps quelque chose de fulgurant se passe et alors là,
il m'est impossible de douter de sa sincérité.
Impossible.
Même si par exemple,
deux minutes plus tard,
c'est comme si j'avais rêvé sa tendresse
car il se met en colère pour une peccadille.
Vous diriez que,
pour quelqu'un dont le rêve est de venir en Europe ,
il ne met vraiment pas tous les atouts dans son jeu.
Puisque pour un oui pour un non, surtout un non...
il se met en colère...
Oui, il est très colérique,
il existe peut-être un mot plus fort,
mais je ne le connais pas...
C'est une véritable explosion,
et dans ce cas,
j'ai appris à le laisser se calmer.
Pourtant, ce sont justement ces débordements
qui me parlent de sa sincérité.
Allant plus loin dans ces observations,
je réalise de plus en plus,
même si cela va déjà beaucoup mieux...
qu'il n'est pas vraiment à l'aise dans la construction
d'un projet à longue échéance.
Comme je sais que son désir de venir en Europe
est en conflit total avec sa peur de l'inconnu
et ce qu'il appelle sa timidité,
je ne le pousse pas du tout.
Je le laisse prendre le temps qu'il faut pour s'apprivoiser à l'idée.
Il faut comprendre que jusque là,
c'était un rêve quasi irréalisable....
Nourri par son imbécile de père qui ne pense qu'à s'en faire quitte...
Et par la vantardise de ceux qui ont "réussi"...
mais ne lui tendent pas la main, oh non!
Donc, pas à pas,
il faut l'aider à glisser du rêve un peu masochiste où il se complaisait,
vu qu'il a une nature de drama queen,
aux démarches bien concrètes pour l'obtention des papiers...
Et à toutes les servitudes et les embûches que l'état Belge met
pour décourager les Marocains pauvres à venir voir la Belgique...
(Ah! S'il était riche!)
Sans compter le poids que l'état met sur les épaules de celui qui le reçoit.
Pour en revenir à lui...
Il faut aussi que vous sachiez que lorsqu'il parle d'un problème ou l'autre,
de ce qu'il voit et ressent souvent comme un énorme problème...
insurmontable...
Ce qui est parfois le cas...
Parfois, c'est vrai, il n'y a pas de solution.
Enfin, dans un cas comme dans l'autre, je dois l'écouter.
Et il déteste que je vienne avec des solutions.
Or en tant qu'ancienne infirmière,
cela fait partie de mes déformations professionnelles.
Ainsi que ma tendance à l'analyse,
qui provient elle, en grande partie de mon autisme.
Où depuis toujours j'ai du décrypter
ce qui se passait et disait autour de moi...
Mais je dois dire que petit à petit,
il se sent moins cassé quand je mets des bémols à ses rêves.
Avant, c'était une bascule dans l'horreur.
Petit à petit, je comprends aussi, que je suis vraiment sa confidente.
Je l'ai été pour un nombre incalculable de personnes
et je n'arrive toujours pas à réaliser
ce que cela signifie pour eux exactement.
C'est pour moi inimaginable d'être le seul réceptacle
des pensées d'un autre être.
Et avec lui, c'est poussé à l'extrême d'où,
c'est quand même un peu forcé,
et même je dirais "normal"
sa demande d'exclusivité à mon endroit.
Mais moi,
pour m'y retrouver
et pouvoir lui donner tout ce qu'il m'est possible de donner,
j'ai besoin de communiquer avec vous...
Mes séjours prolongés avec lui
vont dans le sens d'un apprivoisement réciproque.
L'un dans l'autre,
bien que par moment très dur,
je crois que c'est une bonne idée d'être restée.
Comme c'était une bonne idée de partir,
même et surtout parce que je suis revenue...
N'oubliez pas: c'est une histoire d'amour.
En existe-t-il vraiment de simples?
Image: Consulat général de Belgique au Maroc...
Casablanca.
Par Luna Twist - Publié dans : blog d'ailleurs
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